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Créatures et Espèces / Races
Tusken
CaractéristiquesFiche Descriptive
Chronologie
Ancienne République
Empire Galactique
Nouvelle République
Nouvel Ordre Jedi
Legacy

Planète d'origine
Tatooine

Type
Humanoïde

Taille moyenne
1 mètre 80

Poids moyen
Inconnu

Langue
Tusken

Niveau technologique
Faible

Référence
A'Sharad Hett
Anakin Skywalker
Bantha
Dewback
Dragon Krayt
Jawa
Massiff
Shmi Skywalker
Tatooine


Si une personne rencontrait un Pillard Tusken, il était fort peu probable que celle-ci survivait, tant leur haine envers tout les occupants de Tatooine était forte.

L´origine de cette espèce reste mystérieuse : étaient-ils des natifs de la planète désertique Tatooine ou avaient-ils colonisés la planète très longtemps avant l´arrivée des humains sur ce monde ? La question reste trouble, bien que la première possibilité soit plus envisageable. On ne les rencontrait en effet que sur le monde poussiéreux. Couverts de la tête aux pieds de vêtements et autres bandelettes, peu de personne savaient à quoi ressemblaient ceux que l´on nommait aussi les Homme des Sables. Ils avaient certes une allure humaine, mais la plupart des anthropologues pensaient qu´ils n´étaient pas plus humanisés que les animaux, tant leur instinct bestial était fort. Néanmoins, ils possédaient leur dialecte propre, basé sur des séries de cris paraissant assez basiques mais reconnaissables pour les ouïes fines.

Les personnes qui pensaient qu´ils étaient des natifs de la planète possédaient un argument assez convaincant, les archéologues ayant prouvé l´existence des Ghorfas, société qui demeurait dans des puits de la planète, détruits à l‘époque où l‘on commença à s‘intéresser à l‘Histoire de Tatooine. En effet, les premiers colons eurent leurs effets néfastes aux populations locales. La destruction de leur habitat obligea les Ghorfas à devenir un peuple nomade, qui vécurent dès lors dans le désert, sans chercher à s´établir dans des villes. C´est en partie cette tradition qui força les tuskens à devenir un peuple totalement recouvert de vêtements chauds (malgré la température très élevée du désert) afin de conserver la chaleur qui ne subsistait pas la nuit sur le monde poussiéreux, ainsi qu´une bonne protection face aux rayons brûlants des soleils jumeaux de la planète, Tatoo 1 et Tatoo 2.

À force de temps, cela mêlé à des actes ignobles, les tuskens acquirent la renommée d´être des monstres sans cœur, tuant et torturant pour leur unique plaisir. Craints et haïs sur Tatooine, l´Histoire montra que les tuskens n´eurent en aucun cas des bonnes relations avec d´autres peuples que le leur. Pour exemple, prenons l´attaque du Fort Tusken (qui eut pour seul point positif le fait de leur donner un nom en langage basique), l´un des premiers avant-poste que les colons construisirent. Ces derniers ne savaient pas que celui-ci se trouvait sur une terre sacrée, appartenant aux ancêtres de ce peuple. En représailles, les hommes des sables détruisirent jusqu´à la dernière brique du camp, hécatombe sans pareil que les tuskens ont, chaque année durant toute leur existence, commémoré, remerciant les héros nombreux à avoir perdu leur sang pour la défense de leurs racines.

Parler des choses populairement connues à propos des tuskens revient à parler de leurs montures, les banthas, animaux natifs de la planète. Malgré la taille impressionnante de ces créatures, les tuskens arrivaient à créer des embuscades aux personnes ayant le malheur de se trouver dans une mauvaise partie du désert. Le lien avec ces bêtes était certainement l´un des plus étonnants, tant ils y étaient attachés. Parler d´un lien tusken avec une femme ou avec un enfant était selon eux idiots, mais les mâles avaient en retour une connivence particulière avec ceux qu´on leur obligeait de choisir arrivé à certains âge (en général, lorsque le tusken devenait adulte). Le lien entre les deux êtres était si fort que la mort de l´un pouvait engendrer la mort de l´autre. Un tusken perdant la vie voyait son bantha rejeté dans le désert par le reste du clan, alors que la mort de la monture avait le même effet, sauf que si le tusken arrivait à revenir au camp avec un nouveau bantha, il était accueilli en véritable héros, car il avait survécu à son deuil et à son voyage dans le désert, seul.

Le système tusken était en effet organisé autour de clans, dont le membre le plus puissant était le conteur. Chacun de ces clans était constitué de plusieurs individus, la plupart du temps une trentaine, vivant dans des tentes facilement démontables. Cependant, l´importance que chacun apportait aux autres était tout simplement le stade de l´indifférence, ils ne se souciaient, à part de leur bantha, que de peu de choses. Le grand conteur était en quelque sorte le membre le plus puissant du clan car il détenait le savoir des anciens, que seul un autre tusken, l´apprenti du conteur, apprenait à la mort de ce dernier. Tout cela était conçu afin d´assurer la bonne continuité de la tradition lyrique du peuple. Cependant, cette pratique se devait d´être parfaite car conter une histoire avec ne serait-ce qu´une petite erreur était passible, sans somation, de la peine de mort.

Rigides et impitoyables, les tuskens aimaient quand le conteur leur retraçait les actes de bravoure et les attaques de leurs aînés contre les humains principalement. Sans cesse mouvant (les actes tuskens et les naissances étant ensuite ajoutés dans les histoires populaires), ce savoir perdait cependant un peu de sa véracité à chaque génération, car les tuskens ne possédaient aucune langue écrite qui leur permettait d´apprendre sans passer par le langage. Le reste du clan était composé de guerriers, qui se déplaçaient, durant leurs attaques surtout, toujours en ligne afin de cacher leur nombre, y compris les femmes et les enfants. Ces dernières, qui n´étaient pas des tueuses, se devaient de s´occuper de la vie dans le clan et d´élever les enfants, pendant que les maris allaient voler et tuer, tout cela uniquement pour leur propre-compte.

Particularité que peu de peuple possédait, les vêtements faisaient partie imprégnant de la société. En effet, sortir quelque part sans son accoutrement se voyait puni de la peine de mort, y compris pour deux futurs époux. Plus que de simples protections contre le vent et les tempêtes, le visage devait être caché, sauf dans l´intimité, par un masque ; les jeunes désireux de se marier devaient en effet fêter le mariage uniquement devant un ancien du clan, qui en prodiguant un rite de sang (il mélangeait, pour unifier le couple, les sang du mâle, de la femme et du bantha) leur permettait ainsi d´enlever leurs masques, dont ils ne pouvaient se passer que dans leur intimité, chose assez rare dans la vie d´un tusken. Pour les femmes, la vie au camp n´était pas facile car elles étaient souvent peu reconnues, il en était encore pire pour les enfants.

Ces derniers, qui n´étaient pas considérés comme des individus mais comme des choses, devenaient des véritables tuskens à partir du moment où il passaient leur rite initiatique obligatoire. Appelés Uli-ah, ils étaient dès l´enfance enveloppés dans des bandelettes, les autres ne faisant ainsi aucune différence entre les femelles et les mâles. Le rite initiatique était très meurtrier et tous y participaient ; on ne sait pas trop en quoi celui-ci consistait, mais il était une épreuve assez difficile et risquée. Le statut d´un futur adulte se décidait avec le choix de l´épreuve et de sa difficulté : c´est ainsi que quatre enfants devinrent des membres respectés de leur clan en tuant un Dragon Krayt. Alors que certains voulurent les imiter, ils ne trouvèrent en fait que la mort, car leurs armes n´étaient pas assez puissantes contre ce genre de gibier.

Les armes tuskens se résumaient en une seule, le Gaderfii, aussi appelé bâton Gaffi. Cette arme primitive était unique pour chacun de ses porteurs qui la façonnait lui-même. Bien que sachant manier avec verve les blasters et autres fusils, ils préféraient pour chasser (ce qui était par ailleurs leur occupation principale) leur arme parfois mal aiguisée. Ce primitivisme de leur arme n´était pas différente de leur technologie, quasi-inexistante, ce peuple ne possédant même pas de vaporateur d´humidité sur le monde poussiéreux et aride. À la place, il préféraient conserver leurs quelques rares puits sacrés, offerts soit-disant par leurs ancêtres. On ne leur connaît aucune religion, si ce n´est leur culte des aînés, dont certaines terres se révélaient être sacrées ; c´est la raison pour laquelle ils défendaient et attaquaient certaines zones de Tatooine profanées par des colons (notamment l´un des endroits du circuit de la Classique de la Boonta) ou des jawas non-avertis.

Ainsi, les tuskens eurent une existence principalement basée sur leurs cultes et leur respect des traditions, punissant n´importe qui les aurait transgresser, tusken ou non, ceci avec une violence faisant parfois froid dans le dos.



Auteur : dark lulu  Illustrateur : Padmé Amidala
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